Le Front national surfe sur les images de l’arrestation de Théo pour crier à la « fake news »

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Marine Le Pen en conférence de presse à Paris le 22 janvier.

POLITIQUE – « Fake news », « honte », « manipulation médiatique »… Après la publication par Europe 1 des images de vidéosurveillance montrant l’arrestation Théo Luhaka ce lundi 29 janvier, de nombreux cadres du Front national ont exprimé leur indignation sur les réseaux sociaux.

Selon eux, cet enregistrement prouve que le jeune homme n’a pas été violé -comme il l’affirme- et disculpe de fait les policiers poursuivis dans cette affaire. « On attend les excuses des associations, des médias et des politiques de gauche pour ce qui apparaît comme une mascarade, une immense ‘fake news’ pour salir la police française », s’est indignée Marine Le Pen, exprimant sa « honte » à l’égard de ce qu’elle appelle la « pseudo affaire Théo ».

Élus locaux, députés européens ou encore cadres du parti lepéniste… Tous entonnent le même le refrain, comme le montrent les tweets ci-dessous.

Dans un communiqué diffusé dans l’après-midi, le porte-parole du Front national, Jordan Bardella, réclame même des « excuses publiques » de la part du maire LR d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, qui a selon lui, « clairement participé à cette vague d’accusations injustes à l’encontre des forces de l’ordre, apportant son ‘soutien indéfectible au jeune homme' ».

Estimant que « la vérité éclate aujourd’hui », Nicolas Dupont-Aignan, ex-allié de Marine Le Pen lors du second tour de l’élection présidentielle, a également pris part à ce concert d’indignations. « Hommage au travail de nos policiers victimes d’une immense manipulation médiatique », a-t-il écrit.

Même son de cloche chez l’ex-FN Florian Philippot, qui dit attendre « maintenant que l’honneur de la police soir rétabli au plus haut niveau ». Une position que partage également le député LR Eric Ciotti, qui estime que cette vidéo « démontre l’innocence des policiers et l’immense manipulation à laquelle s’est associée François Hollande ».

Que montre cette vidéo?

Sur les enregistrements, on peut voir quatre policiers se présenter pour procéder à un contrôle de routine sur une bande de jeunes. Mais les choses s’enveniment très vite et Théo Luhaka est écarté du groupe pour être immobilisé. Il se débat, donne des coups, forçant l’un des policiers à utiliser sa matraque télescopique.

C’est cette dernière qui lui infligera une très grave blessure au niveau de l’anus. Le geste est très rapide, mais on voit le jeune homme s’effondrer sous la douleur. Il avait perdu son pantalon lors de l’échauffourée, mais son caleçon était toujours en place. Ce dernier a été transpercé par la matraque, ont constaté les enquêteurs.

Les images contredisent la première version de Théo Luhaka, qui avait d’abord affirmé que c’est un policier qui lui avait enlevé son pantalon. Le plaignant est ensuite revenu sur ses déclarations, concédant que son pantalon avait glissé parce que mal serré.

Pour autant, Théo Luhaka maintient que le fonctionnaire lui a volontairement introduit la matraque dans l’anus. Ce que le policier, mis en examen pour viol, conteste. Par ailleurs, trois des quatre policiers inculpés pour violences volontaires en réunion, ont été réintégrés, ont indiqué à l’AFP des sources judiciaires, confirmant des informations du Parisien.

Il appartient désormais à la justice de tirer les conclusions de ce document publié par Europe 1.

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